Traducteurs freelance : comment éviter les mauvais clients ?

En tant qu’agence de traduction, il nous arrive régulièrement de travailler avec des traducteurs freelance. Certains d’entre eux nous rapportent régulièrement des problèmes qu’ils ont rencontré avec d’autres clients.

Pour aider les traducteurs (débutants en particulier) à éviter ces problèmes en amont, voici quelques signaux très simples à détecter et qui caractérisent nombre de mauvais payeurs.

1) Mauvaise réputation

C’est un réflexe simple mais vital : quand une entreprise souhaite utiliser vos services de traduction, faites un minimum de recherche. Par exemple, entrez le nom de l’entreprise + « scam » dans un moteur de recherche pour voir ce qu’il en ressort. La plupart des mauvais payeurs sont en effet des récidivistes…

2) Difficulté à identifier le client

L’usurpation d’identité, ou un manque volontaire d’informations (« je travaille pour une grande entreprise de XYZ »), est l’une des astuces les plus utilisées par les mauvais payeurs. Si vous n’arrivez pas à identifier clairement l’entreprise de votre client, si son nom vous semble suspect, demandez davantage de références.

De la même manière, vérifiez que l’adresse e-mail utilisée et professionnelle, et qu’il ne s’agit pas d’une déclinaison erronée (« contact@microsotf.com »).

3) Manque de professionnalisme

Il s’agit d’un cas un peu plus délicat, car ici le client n’est pas forcément de mauvaise foi. De manière générale, avant de commencer une traduction, vérifiez que toutes les conditions sont claires : nombre de mots, prix unitaire, prix total, méthode et date de paiement, date limite. N’hésitez pas non plus à demander un bon de commande. De manière générale, levez tout doute avant de débuter votre travail.

4) Manque de politesse

Le client est peut-être roi, mais ça ne l’autorise pas à dire tout et n’importe quoi. Si votre interlocuteur s’adresse à vous de façon incorrecte, qu’il critique sans raison votre travail (excuse souvent utilisée pour payer moins que prévu), ou qu’il ne répond pas à vos messages dans des délais raisonnables, faites lui comprendre de manière polie mais ferme que vous souhaitez une relation de travail mutuellement respectueuse.

Enfin, en tant que règle générale, évitez les clients sur lesquels vous avez des doutes difficiles à lever, quels qu’ils soient. La plupart des demandeurs en traduction sont des personnes sérieuses, ne demandant qu’à créer une relation de travail positive, et seront ravis de vous fournir toutes les garanties que vous leur demanderez. Concentrez-vous sur ces personnes-là.

2 réflexions au sujet de « Traducteurs freelance : comment éviter les mauvais clients ? »

  1. Bonjour,
    Je découvre seulement votre blog. Comme j’aurai aimé lire cet article il y a quelques mois! Les premières semaines sont effectivement difficiles, et on apprend les bons réflexes sur le tas (et donc parfois trop tard)… mais effectivement, avec un petit peu de recul, on apprend les ficelles souvent simples qui permettent de se protéger au maximum.

  2. Bonjour,
    existe-t-il une « liste noire » des agences de traduction ? Comment fait-on pour inscrire agence sur cette liste et la diffuser ?
    Merci d’avance
    Marie Christine