Facturer les traductions très courtes (slogans, certificats…)

Aujourd’hui, la plupart des traducteurs indépendants facturent leurs services au mot : pour des traductions d’un montant raisonnable, il s’agit en effet d’une méthode relativement fiable pour facturer vos services en fonction de la quantité de travail effectivement requises.

Cependant, il s’agit d’une méthode difficilement applicable pour les projets les plus courts. Par exemple, imaginez qu’une agence marketing vous demande de traduire le slogan d’une entreprise. En facturant au mot, vous vous retrouveriez sans doute avec un tarif compris entre 1 et 2  au total. Pas génial pour un travail plutôt créatif, qui demande donc un bon moment de réflexion, sans compter le temps passé à communiquer par courriel, ouvrir le fichier source avec le bon logiciel, l’enregistrer puis le transférer à nouveau. Ne parlons même pas des frais lors de la réception du paiement…

Cela vaut également pour des fichiers de type certificat, qui demandent un minimum de recherche et en général quelques travaux de mise en page. Là aussi, l’effort requis par mot traduit est bien plus important que pour des traductions plus classiques.

Dans ces cas-là, n’hésitez pas à proposer un tarif fixe : 15 €, 25 €, 50 €… peu importe le montant exact, tant qu’il représente la quantité de travail requise par le projet dont vous prenez la charge : ici, la traduction en elle-même ne représente qu’un pourcentage assez modeste du temps passé sur le fichier.

Alternativement, vous pouvez adopter un tarif minimal en dessous duquel vous n’accepterez pas de projets. Là encore, c’est à vous de voir le tarif qui vous convient le mieux.

Dans tous les cas, ne commettez pas cette erreur que beaucoup de jeunes traducteurs font : la facturation au mot est très pratique quand on parle en milliers de mots. En dessous de quelques centaines de mots, cependant, d’autres méthodes doivent être considérées si vous souhaitez recevoir une juste rétribution pour vos efforts.

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